Pouvez-vous présenter en quelques mots ?

Sur un plan privé (sourire), j’ai 31 ans, je suis mariée et ai deux petits enfants de 6 et 4 ans. Avec mon mari Quentin, nous sommes à la tête d’une exploitation à Maredret près de Maredsous.

Et au point de vue professionnel ?

En termes de spéculation, nous élevons un cheptel de 120 vaches laitières Holstein. La production laitière constituait d’ailleurs la source principale de revenus de la ferme familiale que mon mari a reprise. Après mes études en agronomie à Ciney, j’ai travaillé comme salariée en dehors de la ferme pendant 2,5 ans pendant que Quentin finalisait sa reprise. Cependant, mon objectif a toujours été de revenir dans la ferme. Pour disposer de revenus suffisants pour deux temps plein sur la ferme, nous avons donc décidé de nous diversifier dans les poules pondeuses. Nous en avons aujourd’hui deux poulaillers de plein air d’une capacité de 25.000 chacun. Une fois notre projet concrétisé, je suis revenue à temps plein dans l’exploitation comme conjointe aidante. C’était en avril 2011. Je pense que c’est un atout non négligeable lorsqu’on est deux (mari et femme) dans la gestion d’une exploitation.

Outre mon mari et moi, nous avons également engagé deux ouvriers à mi-temps au sein de l’exploitation. L’un s’occupe de la partie « ferme » et l’autre des poulaillers. Nous évitons ainsi des problèmes d’ordre sanitaire et cela permet à chacun de se focaliser sur ses tâches propres.

Quels sont aujourd’hui vos projets ?

Mes parents ont une ferme mixte (engraissement-grandes cultures) mais mon papa a désiré lever un peu le pied sur les cultures. Avec mes deux sœurs, nous venons donc d’en reprendre la moitié. Cette reprise a pour moi également coïncidé avec une nouvelle étape dans ma carrière puisque je suis passée au statut d’indépendante à titre principal au début 2017.

Par ailleurs, nous constatons vraiment que notre salle de traite commence à devenir trop petite. Nous sommes donc en pleine réflexion quant à une possible extension-rénovation et à la pose de robots qui nous permettraient à la fois d’agrandir notre troupeau et de raccourcir la durée de la traite. Le but est de lancer les travaux dans le courant de l’année 2018.

En tant que jeune agricultrice, comment pensez-vous que l‘UAW peut vous aider ?

Les jeunes agricultrices, comme moi, vivent des problèmes que rencontrent tout le monde, je crois. La charge administrative très importante fait que l’on peut passer à côté d’obligations ou d’échéances importantes. Ce qui peut parfois amener à des pertes d’argent importantes mais aussi à des complications avec les organismes de contrôle. Mais il est une chose sur laquelle j’aimerais insister. Les agricultrices ont déjà connu des avancées sociales importantes, comme le statut de conjointe aidante par exemple mais je pense que l’UAW, en tant qu’organisation de femmes, pourrait jouer de son influence pour aider les jeunes agricultrices au niveau social durant leur maternité et les premiers mois de leurs enfants. Il y a là surement encore des progrès à faire.

L’UAW, ça représente quoi pour vous ?

Cette Journée provinciale était une première pour mois. J’ai été très agréablement accueillie et j’ai trouvé le sujet de cette journée d’études très intéressant. C’était réconfortant d’entendre un orateur dire que l’agriculture n’est pas le pollueur que d’aucun voudrait faire croire. J’avoue enfin que je ne venais pas encore aux réunions, souvent par manque de temps. Je viens justement d’être invitée à une soirée destinée spécifiquement aux jeunes agricultrices. Je vais essayer d’y aller. (sourire)

Un dernier mot sur l’actualité

Je suppose que vous voulez parler de la crise du Fipronil… Heureusement, nous n’avons pas été touchés. Nous n’utilisions pas ce produit. Mais nous connaissons des personnes qui l’ont été. C’est vraiment difficile. D’autant plus dans un contexte où nous venions de sortir d’une autre épreuve, à savoir le confinement des volailles.

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