Cyrielle Rigo     

 

 

 

 

 

 

Je m’appelle Cyrielle, j’ai 29 ans et je proviens de Petit-Warêt. Aujourd’hui j’habite à Andenne mais je fais  construire avec mon compagnon à Héron. Dans la vie, je suis responsable technique du pôle végétal à la SCAM (Société Coopérative Agricole de la Meuse).

Cyrielle, pourquoi avoir choisi de devenir Bioingénieur, et plus spécifiquement en phytopathologie ?

À la fin de mes études secondaires, je ne savais pas quel métier je voulais exercer. Par contre, je savais que je ne voulais pas un métier « de bureau » mais plutôt un métier de terrain qui me permettrait d’être au grand air et j’étais passionnée par les sciences. Mon choix pour les études de bioingénieur est donc apparu comme une évidence, car tout en intégrant mes différentes motivations, ce choix me laissait énormément de portes ouvertes quant au métier final que j’exercerais au terme de mes études. Au cours de mon cursus, mes choix d’orientation se sont naturellement portés d’abord sur l’agronomie intégrée et ensuite, en master, sur la phytopathologie. Quel plus beau métier que de travailler en harmonie avec la nature qui nous entoure et d’en prendre soin dans le but de produire un bien de première nécessité ? Devenir ingénieur agronome m’a permis de me rapprocher du métier au plus près.

Cela fait presque 6 ans que tu travailles à la SCAM, quel y a été ton parcours ?

À la base, j’ai envoyé ma candidature pour un poste de technico-commercial et au fur et à mesure des entretiens, la SCAM m’a proposé un poste d’adjointe du responsable semences. Je suis très rapidement devenue autonome, et tout en gardant la responsabilité des semences de betteraves sucrières (dont la commercialisation est différente des autres semences), j’ai été formée au métier de technico-commercial et j’ai repris une clientèle à mon nom un an plus tard. Depuis, je parcours les campagnes pour y prodiguer des conseils aux agriculteurs. Ensuite, il y a un an et demi, un pôle technique végétale a été créé avec pour but la coordination entre les différentes lignes produits que sont les semences, les engrais de spécialités et les produits de protections des plantes. J’y travaille en tant que responsable technique végétale en étroite collaboration avec le responsable des achats.

Quel est le quotidien d’une Product Manager ?

En tant que responsable technique végétale, j’ai différentes fonctions. Je collabore avec le responsable des achats pour choisir les produits de protection des plantes de notre gamme. À cet effet, je mets en place chaque année une série d’essais en fonction des problématiques existantes. Ces essais sont une base fiable pour effectuer nos choix techniques. Une fois la gamme élaborée, je rédige les catalogues techniques avant chaque saison à destination de l’équipe des technico-commerciaux et j’organise des réunions/formations pour leur présenter les différents itinéraires techniques. Pendant la saison, je suis de très près mes essais, je viens en aide quand un technico-commercial est confronté à un problème qu’il ne connaît pas, et j’accompagne les jeunes recrues dans leurs visites de champs. Je rédige chaque semaine des notes techniques et des conseils à destination de notre plateforme en ligne Scam@gri dédiée aux agriculteurs. J’assure encore le suivi chez quelques clients afin de garder un pied sur le terrain et de rester connectée à ce qui s’y passe. Notre métier étant dépendant des saisons, chaque année est différente de la précédente et nous devons nous adapter quotidiennement.

Visite champ d'essais

Qu’est ce qui te passionne le plus dans ton métier ?

À peu près tout ! Ce serait difficile de devoir choisir une chose en particulier. Ce que j’adore dans mon métier, c’est qu’il est varié. Aucune journée ne se ressemble. J’aime par-dessus tout la partie terrain avec le suivi des cultures et le conseil aux agriculteurs. Être responsable technique est un challenge supplémentaire avec la rédaction des catalogues techniques, l’accompagnement des nouveaux engagés et la mise en place d’essais.

Comment qualifierais-tu ta relation avec les agricultrices et agriculteurs que tu conseilles ?

C’est avant tout une relation de confiance. En faisant appel à moi pour le suivi de leurs cultures, ils me font confiance pour faire les bons diagnostics et leur apporter les conseils adaptés.

Quel a été ton moment le plus compliqué à gérer ?

Je dirais que le moment le plus difficile de mon parcours a été la reprise de la clientèle. Il a fallu que je fasse mes preuves afin de garder ou d’acquérir la confiance des agricultrices et des agriculteurs.

Quel est ton plus beau souvenir ?

Si je devais choisir, je dirais que le plus beau moment de mon parcours est ma formation au métier de technico-commercial. Pour ce faire, j’ai accompagné pendant près de 1 an un collègue qui était proche de la pension. Pendant cette année passée à ses côtés, il m’a transmis toute sa connaissance et il m’a appris énormément. En me cédant sa place, il a mis toute la confiance que les clients avaient en lui en moi.


Comment le coronavirus modifie-t-il ta fonction ? Comment vous êtes-vous adaptés à cette situation pour rester au service de vos clients ?

L’agriculture étant une activité essentielle, nous sommes autorisés à continuer notre activité. Cependant, pour notre protection à tous, la direction de la SCAM a très vite pris des dispositions afin que les mesures sanitaires d’application générale telle que la distanciation sociale et les règles d’hygiène de base soient respectées. Les conseillers font leurs visites de champs seuls et remettent leurs préconisations par téléphone ou dans la boîte aux lettres de leurs clients. Pour éviter les contacts sur nos dépôts, nous demandons aux agriculteurs de passer leur commande avant de se rendre sur place et de ne pas sortir de leur cabine de tracteur. Tout le personnel administratif travaille à domicile. Pour ma part, je travaille également de chez moi et je fais mes visites de champs seule. Pour l’entraide entre collègues, nous fonctionnons avec WhatsApp. L’envoi de photos par ce réseau permet de solutionner une majorité de problèmes à distance.

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